mercredi 7 avril 2010

"Hiroshima Mon Amour" D'Alain Resnais




Hiroshima mon amour (Titre japonais : 二十四時間の情事, 24 jikan no jôji, soit : une liaison de 24 heures) est un film franco-japonais d'Alain Resnais sorti en 1959.


*Synopsis:

Une actrice se rend à Hiroshima pour tourner un film sur la paix. Elle y rencontre un Japonais qui devient son amant, mais aussi son confident, à qui elle raconte ses souvenirs d'un amour impossible avec un soldat allemand pendant la Seconde Guerre mondiale.


*Commentaires (Selon Wikipédia):

À la fois poème d'amour et de mort, évocation de la première bombe atomique lancée sur la ville et appel à la réconciliation entre les peuples.

Ce film, comme Nuit et brouillard, participe du devoir de mémoire et rappelle, même si cela peut paraître dérisoire par rapport aux souffrances des blessés d'Hiroshima, l'injustice qui a frappé, à la libération de Nevers, le soldat allemand, tué, et la Française, tondue, pour avoir été coupable d'amour.

Ce film, en plus d'être un travail sur la mémoire, rappelle l'impossibilité de parler d'Hiroshima en soulignant l'écart entre représentation et réalité non-totalisable. Ce film souligne également l'écart entre l'Histoire (la bombe atomique, l'Occupation et la Libération) et l'histoire (deux amants à Hiroshima, deux amants à Nevers).

Le film s'inscrit dans la réflexion obsessionnelle menée par l'auteur sur la mémoire, tant collective qu'individuelle, et sa forme cinématographique. Il l'avait entamée avant Hiroshima, notamment avec les deux documentaires Nuit et brouillard et Les Statues meurent aussi (co-réalisé avec Chris Marker), et il la poursuivra avec les deux prochains longs-métrages : L'année dernière à Marienbad, coécrit cette fois avec Alain Robbe-Grillet, et Muriel ou le temps d'un retour, mêlant aussi la géographie d'une ville au souvenir d'un grand traumatisme historique (la Guerre d'Algérie, tout juste achevée alors), coécrit avec Jean Cayrol.

Dans Table ronde sur Hiroshima, les critiques des Cahiers du Cinéma soulignent le fait que ce film n'a jamais eu aucun précédent dans l'histoire du cinéma et sa parenté avec la modernité dans d'autres arts (cubisme, Stravinski, nouveau roman).

À noter que ce film a été choisi pour le Baccalauréat littéraire spécialité cinéma-audiovisuel pour le Baccalauréat 2008, et ce pour trois ans.





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